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Réunion des acteurs de la communication paroissiale du Diocèse de Lyon

communication1Le mardi 16 juin, plus de 200 bénévoles du diocèse de Lyon étaient réunis au Domaine St Joseph à Sainte-Foy-lès-Lyon pour partager leur expérience, écouter de grands spécialistes de la communication et participer à des ateliers. Les paroisses de St Romain, St Côme et St Damien étaient représentées par Benoît Guerpillon, Franck Piaton et Guy Delécraz.

Les interventions furent très riches d’enseignement. De nombreux bénévoles ont pu exposer leurs réalisations et poser des questions aux intervenants. Il est difficile de faire un choix dans ces témoignages, dans ces analyses, tant les échanges furent intenses. Les conférenciers non cités, tous excellents, comprendront que résumer 4 heures de débats en quelques paragraphes impose une sélection pour faire ressortir les idées fondamentales et éviter la redondance.

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Dans son introduction sur le thème « Communication : communion et mission », le Cardinal Philippe Barbarin s’est dit « le témoin, dans ses visites pastorales, de mille initiatives originales, désarmantes de simplicité, d’une pêche incroyable, d’un zèle à annoncer l’Évangile, la parole qui nous fait tous vivre ». Il a insisté sur la parole : « L’Église est au service d’une Parole. L’Église est une Parole. Nous sommes une Parole ». Il a parfois martelé les mots : « Les gens ne lisent pas l’Évangile. Or, vous êtes une page d’Évangile vivante. C’est donc dans la façon dont vous vivez que vous arriverez à les intriguer ». Il a posé ces questions : « Sommes-nous assez mobiles et inventifs pour ne pas rester bloqués sur nos institutions, nos manières de faire ? Sommes-nous désireux d’imaginer de nouvelles méthodes de communication ? Il s’est montré très sensible aux informations présentées au fond des églises. « Les églises sont les maisons de Dieu. J’aimerais trouver dans le hall de chaque église des informations sur ceux qui s’en occupent, sur l’équipe paroissiale, avec des noms, des photos, des numéros de téléphone. Il faut faire connaître les personnes, leur métier, présenter leurs initiatives ». Il a conclu son exposé en définissant les « 3 domaines majeurs de la communication, à décliner de façons différentes : faire connaître les personnes, leur vie ; mettre à disposition la parole de Dieu ; faire connaître les initiatives, les actions concrètes ». Il a invité chacun « à s’enrichir en regardant ce que fait l’autre et à enrichir l’autre en acceptant de dire ce qu’il fait ».

Pierre Durieux, Directeur de la Communication du Diocèse de Lyon, a fait le lien entre les différents intervenants, apportant l’éclairage du professionnel constamment confronté aux enjcommunication4eux de la communication : « Même si chacun se voit tout petit dans sa paroisse, les bulletins des 109 paroisses finissent par faire une galaxie. Nous avons la force de la diversité, l’atout de pouvoir rejoindre des publics qui ne sont pas nécessairement membres de l’Église. Dans ce réseau si riche, un lien durable, nourri, doit être tissé entre les paroisses ».
Pierre Fanneau, Directeur Général du Groupe Progrès (le Progrès, TLM, Lyon Plus) a comparé les journaux paroissiaux aux journaux payants : « à la taille près, nous avons les mêmes problématiques : bien identifier la ligne éditoriale, que mettre dans nos journaux pour continuer à intéresser nos lecteurs et pour conquérir de nouveaux lecteurs, comment nous faire connaître. Aujourd’hui, le lecteur est beaucoup plus éduqué, informé. Avant de lire l’information de nos supports, 90% des lecteurs la connaissent déjà par d’autres sources d’information. Les nombreux supports rendent le lectorat de moins en moins fidèle. Le lecteur n’est plus passif. Il veut donner son avis ». Aussi Pierre Fanneau donne-t-il quelques conseils : « Il faut définir une charte éditoriale, incarner l’information que l’on donne, se demander ce qui peut apporter de la plus-value pour le lecteur et quel choix faire pour apporter cette plus-value au lecteur, ne pas hésiter à faire des choix et à les assumer, clarifier sa ligne éditoriale ». Sa conclusion est simple à exprimer, difficile à réaliser : « le choix, le choix et le choix ». 

communication2Michel Coutellier, Président de RCF a présenté un projet absolument nécessaire pour que la communication dans le diocèse donne le meilleur d’elle-même : un réseau de correspondants paroissiaux pour la communication. Pour Michel Coutellier, « le correspondant, nommé par le curé, devra bien connaître la paroisse, ses acteurs. Interactif, il recevra et transmettra l’information. Membre de l’équipe d’animation pastorale ou de l’équipe de communication, le correspondant paroissial qui acceptera cette mission pourra simplifier, faire que les choses soient plus fluides ».

S’adressant à tous les bénévoles présents, Philippe Lansac, nouveau directeur de RCF Lyon Fourvière a rappelé le rôle important de ce « grand support de comcommunication2munication, caisse de résonance de tout ce que vous faites », précisant au passage le poids de RCF, « avec une audience égale à celle de France Culture ( 1 600 000 auditeurs par semaine ) et un âge moyen des auditeurs de 55 ans ( 57 ans pour RTL et France Inter ) ». Si le taux d’écoute « des moins de 35 ans ( 20 % pour RCF, 9 % pour France Inter ) fait désormais de RCF une radio de jeunes », il a suffi, pour s’en convaincre, de se laisser emporter par le punch et la jeunesse de Philippe Lansac.

Guy Delécraz

La deuxième partie de l’après-midi, proposait trois ateliers respectivement dédiés à la presse paroissiale, aux sites Internet et à RCF Lyon-Fourvière.


L’atelier presse paroissiale
« Comment mieux définir sa ligne éditoriale pour mieux jouer la proximité ? »

Pierre Fanneau, directeur général du groupe le Progrès a ouvert cette table ronde : « Même si nos volumes ne sont pas du même ordre, nous connaissons les mêmes problématiques : comment amener des lecteurs en communauté d’intérêt sur nos supports respectifs ? » Pour répondre à cette question, il a choisi de préciser d’abord le profil du lecteur. Celui-ci a beaucoup changé ces 50 dernières années : « Il est plus éduqué et mieux informé qu’on ne le pense (TV, radio…). Il connaît en fait l’essentiel de l’information avant même qu’on la lui livre. Il est mobile et moins enraciné (20% de la population de l’agglomération lyonnaise est renouvelée tous les 5 ans). Il est moins passif et veut participer davantage. Il s’exprime ». Ecrire, c’est communiquer sur soi mais aussi sur son lecteur. D’où l’importance de bien identifier les personnes pour mieux s’approprier son support. Le directeur général du Progrès a invité les journaux paroissiaux à incarner l’information et à l’illustrer de façon à ce qu’elle soit compréhensible. Les questions à se poser : « Qu’est ce qui apporte de la plus value à mon lecteur ? Comment mettre en balance mes choix éditoriaux et l’attente de mon lectorat ? » Les invitations : « faites des choix et assumez-les.
Considérez les lecteurs comme plus intelligents et plus mûrs que ce que vous ne le pensez et ne croyez pas que le lecteur n’aime pas lire des choses avec lequel il n’est pas d’accord. » Pour concilier l’identité catholique (donc universelle) et paroissiale (donc locale), Pierre Fanneau invite les journaux paroissiaux à aménager des sections d’expression locale et des sections d’expression plus ouvertes, en veillant à clarifier la nature de ces espaces d’expression et à les illustrer au mieux. » Sa conclusion, simple à exprimer, est plus difficile à réaliser : « le choix, le choix et le choix ».

Mgr Emmanuel Payen, fondateur de RCF, a proposé quant à lui des axes susceptibles de définir la ligne éditoriale : « Lorsque nous avions travaillé une charte éditoriale pour RCF Lyon Fourvière avec Mgr Decourtray, nous avions identifié trois axes qui, au fond, pourraient être repris par tous les médias chrétiens destinés au grand public :
- Une radio pour tous et avec tous, en particulier, les petits, les sans voix, les oubliés…
- Une radio chrétienne sans complexe et sans triomphalisme, accessible à tous et respectueuse de tous
- Une communication qui va jusqu’à la communion : ne pas communiquer pour être connu mais pour « servir l’homme tout entier ».
« La proximité doit d’abord montrer une Eglise qui va à la rencontre. La place des photos dans le journal paroissial, c’est la vérification de la proximité. »

Françoise David, présidente de l’AEPP (association de l’entraide de la presse paroissiale qui représente 3 millions de journaux par an), rédactrice en chef de Visages d’Agglo, a estimé la presse paroissiale française à 25 millions d’exemplaires distribués chaque année : « notre plus grande qualité, c’est la proximité » a-t-elle souligné avant d’expliquer : « Le Journal Paroissial est un outil : puisque le monde ne va plus à l’Eglise, l’Eglise ira au monde ! Pour cela, qu’est-ce que j’ai à dire de spécifique que je ne trouverai pas dans les autres journaux ? Il ne s’agit pas tant de montrer l’institution que de présenter la vie : ne pas chercher à ramener les personnes à l’Eglise ou à la Messe, mais révéler le Royaume, montrer l’essentiel de la vie, apporter des repères, proposer une culture religieuse… »
« La presse paroissiale peut être le lieu d’une première annonce : annoncer un Dieu d’amour. Comment ? Par les témoignages, à condition de valoriser des parcours qui disent, de façon explicite, en quoi la foi à changé la vie. »

Pierre Bail, journaliste, ancien rédacteur en chef du journal paroissial « Concorde », quant à lui, a voulu distinguer la presse des villes et la presse des champs, soulignant la diversité des situations. Il a expliqué la refonte de son journal paroissial : enquête auprès des lecteurs, prise en compte des demandes du conseil paroissial... Résultat : nouvelle maquette, passage à la couleur, soin apporté à la « une », choix de laisser une belle place aux photos… « Témoigner et rendre compte des actualités locales, telle est notre mission. Concrètement, cela suppose d’impliquer les groupes et les mouvements présents sur la paroisse. »


L’atelier web
Originalités et synergies

Plus de soixante personnes se sont réunies pour l’atelier web. Après une introduction sur la spécificité des sites web paroissiaux dans la sphère web diocésaine par Julien de Nomazy (Bayard Service Editions), Fréderic Laval (DSFI), Christine Pellat (Sedicom), Bruno Van Den Broeck (webmestre du site de la paroisse de Saint-Genis-Laval) et Mgr Bernard Podvin, des mini-ateliers ont permis à chacun de travailler sur un besoin spécifique : créer son site web, refondre son site web ou encore jouer la complémentarité des médias paroissiaux.
Espaces d’expressions, de rencontres, d’échanges, ces mini-ateliers ont montré la place de plus en plus importante des sites web dans les organisations paroissiales et l’enjeu de créer une véritable communauté des responsables en charge de ces sites. Au-delà de son ancrage pastoral, chaque webmestre, très souvent bénévole, souvent autodidacte, a en effet besoin de conforter sa pratique et confronter ses compétences à d’autres webmestres paroissiaux.
D’autres pistes de réflexion ont été abordées durant ces ateliers. La création de la page paroisse, sur le site diocésain, permettra à terme que 100% des paroisses du diocèse soient présentes sur internet.


L’atelier RCF

Michel Coutellier, président, et Philippe Lansac, rédacteur en chef de RCF Lyon-Fourvière ont choisi de construire cet atelier sous la forme d’un brainstorming pour identifier de nouvelles pistes de communication liant RCF et les paroisses.
Voici quelques pistes qui ont été évoquées : l’envoi régulier aux correspondants paroissiaux d’une sélection d’émissions à ne "pas rater sur RCF" de façon à les faire connaître, l’établissement d’un planning 2009/2010 des événements paroissiaux majeurs pour couvrir au mieux les actualités locales et être présent au cœur de cette actualité, la mise à disposition sur internet de la prière du matin pour la proposer aux sites des paroisses qui le souhaitent, la mise en place de discothèques tournantes, la mise en place d’un kit de communication RCF à fournir aux paroisses pour contribuer à la notoriété de l’antenne.communication5
Un apéritif convivial a conclu agréablement cette après midi, dense, et nous l’espérons, féconde !

Christine Pellat (Sedicom)
Réalisation : MEDIANETSYS, Agence Internet une réalisation de l'Agence Web Medianetsys