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Editoriaux mensuels

Edito de Septembre 2016

Semeurs d'espérance et artisans de paix

Les rires des enfants ont retrouvé, ce jeudi 1er septembre, le chemin des écoles. Avec eux, ce sont aussi les embouteillages aux abords des établissements scolaires, aux heures d'entrée et de sortie des cours, qui ont fait leur retour. Mais mieux vaut des embouteillages aux portes des écoles avec beaucoup d'enfants, qu'une société sans embouteillage parce que sans enfant !... Ces enfants, parmi lesquels ceux de nos familles, sont l'avenir de notre société et notre joie. Ils sont les visages de notre espérance. C'est pour eux d'abord que nous ne renonçons pas à ce que le monde soit meilleur. Pour eux que nous sommes capables de penser l'avenir et pas seulement le présent.

Avec les tragédies de Nice et de Saint Etienne de Rouvray – pour ne parler que des drames qui ont endeuillé la France ces dernières semaines – notre été a été fortement perturbé, et nous vivons une rentrée inquiète. Que nous réservent les mois à venir ? Comment réagirons-nous, comment réagira la société française si d'autres attentats horribles viennent à être perpétrés, ce que l'on est fondé à redouter ? Cette année scolaire et sociale 2016-2017 va être, de plus, marquée par plusieurs mois de campagnes électorales et on sait tous les dangers que peuvent constituer certains discours en de pareilles périodes. Nos responsables politiques résisteront-ils aux tentations démagogiques et populistes ? Sauront-ils chercher prioritairement la paix sociale avant leur propre intérêt ? Peut-être pourrons-nous les aider à bien se conduire, en étant vigilants et exigeants à ce sujet ?

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Edito de Mars 2015

Car-aime !

Coup de téléphone inattendu au presbytère. Un monsieur à la voix encore jeune me pose la question : « Comment dois-je faire le Carême ?». Il appelle de Paris. Il est tombé sur le site internet de notre ensemble paroissial manifestement par hasard et il a pris le risque de composer le numéro indiqué. De toute évidence, il n’a pas eu d’enseignement chrétien. Il a été baptisé bébé : un point c’est tout. Et voilà qu’il ressent le besoin de s’inscrire concrètement dans le peuple de ceux qui font référence à Jésus-Christ.

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Edito de Décembre 2014

Amen, oui, viens Seigneur Jésus! Culminant avec la célébration de Noël, le mois de décembre se caractérise d’abord,  pour les chrétiens, par ce temps tout à fait spécial, actif et  joyeux qui, dans le langage liturgique, a pour nom « l’Avent », mot forgé à partir du latin « adventus », « ce qui advient ». Ce temps de quatre semaines a été conçu pour nous préparer à la célébration et à l’actualisation de ce merveilleux – et central – mystère de notre foi : Dieu vient nous rejoindre dans notre humanité. Il est « l’Emmanuel », « Dieu avec nous », celui qui a pris visage humain en la personne de Jésus de Nazareth et qui continue, aujourd’hui, Christ mort et ressuscité, à « prendre chair » en tout(e) homme(femme) qui le confesse, ou dans tout(e) homme(femme).

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Edito d'Avril 2015

La Résurrection : pourquoi pas ? !

Nous voici arrivés dans le temps pascal, celui durant lequel nous allons approfondir un peu plus encore –ré-approfondir, ré-apprendre– la Bonne Nouvelle et le Mystère de la Résurrection du Christ Jésus. La Résurrection est au cœur de notre foi chrétienne. Elle a été la base de la prédication des apôtres. Sans elle, point de christianisme ! Comme le précise Saint Paul dans sa Première Lettre aux Corinthiens : «  Si le Christ n'est pas ressuscité, notre prédication est vide, et vide aussi notre foi » (15, 14). Pour les premiers disciples, la Résurrection relevait de la vérité historique: « Ce Jésus, Dieu l'a ressuscité, ce dont nous sommes témoins » (Actes des Apôtres, 2, 32). Lire la suite : Edito d'Avril 2015

Edito de Novembre 2014

Ces « vivants autrement » qui prient avec nous

Le mois de novembre débute chaque année pour nous par la Fête de la Toussaint suivie aussitôt du jour de prière pour les défunts. Au moment où la nuit prend de plus en plus possession des jours et où s’annonce l’hiver, ces deux temps de célébration viennent nous rappeler notre condition de mortels tout en nous aidant à saisir le sens de notre existence humaine. Temps de fête, c’est-à-dire de réjouissance, mais également temps marqué par la tristesse des séparations, ces deux journées touchent au plus intime de ce que nous sommes. Elles nous renvoient autant à notre espérance chrétienne qu’à nos solidarités entre vivants et morts, sans négliger ou mépriser nos angoisses naturelles devant la mort (la nôtre et celle de ceux qui nous sont chers).

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