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Septembre 2008 : Lumière de Jésus

 Lumière de JésusC'est quoi exactement la "lumière de Jésus"?

Si Jésus n'avait pas été charpentier, il aurait fait un bon électricien. Pensez donc, depuis que les enfant du caté entendent parler de "la lumière de Jésus"!

Pas une célébration sans que nous en évoquions les bienfaits : elle "chasse les ténèbres", elle "illumine le coeur", elle "donne la vie" ou "apporte la paix"...

A Noël, nous fêtons Jésus Christ, lumière des hommes venu dans le monde.
À Pâques, Jésus Christ, lumière plus forte que la nuit de la mort. À côté, les promesses d'EDF sont bien pâlottes! Sans compter qu'il s'agit d'une énergie renouvelable, sans impact négatif sur l'environnement...
Pour qu'il n'y ait pas de dangereux courts-circuits, il est tout de même parfois bon de revisiter le langage de la tribu et d'interroger des symboles employés si souvent que nous risquons de les aplatir et de les appauvrir.

La lumière, chacun le sait, est un symbole très ancien. Pas une religion qui n y fasse référence, généralement de manière positive. Les Écritures chrétiennes ne font pas exception. Dès le premier livre de la BibJe, la Genèse, la première phrase mise dans la bouche de Dieu est:
"que la lumière çoit" On peut lire ensuite que "Dieu vit que la lumiére était bonne". (Gn I,4-5). À l'autre extrémité de la Bible, dans le livre de l'Apocalypse, figure cette promesse à propos de la fin des temps : "De nuit il n'y en aura plus; ils se passeront de lampe ou de soleil pour s'éclairer, car le Seigneur Dieu répandra sur eux sa lumière(...) "(Ap 22,5).

Mais de quelle lumière s'agit-il? D'un petit lumignon de fête foraine, d'une lampe halogène ou d'un spot coloré ?
Une piste nous est donnée dans le Livre d'Isaie. La lumière, c'est l'envoyé de Dieu.
Dieu dit de lui: "J'ai fait de toi(...) la lumière des nations, pour ouvrir les yeux des aveugles, pour extraire du cacbot le prisonnier et de la prison ceux qui habitent les ténèbres."(Is 42,6).

C'est à cette lumière que s'identifie Jésus, quand il déclare dans l'Évangile de Jean : "Je suis la lumière du monde." (Jn 9,5).
Ne nous arrêtons donc pas aux petites bougies gentillettes qui ornent parfois les signes de première communion. Redonnons à la "lumière de Jésus" un peu de force, de flamme, d'ardeur...

Après tout, cette lumière symbolise la libération d'un esclavage, celui de la mort, du non-sens, des trahisons...
Elle symbolise l'écartèlement des tenailles qui retiennent les hommes prisonniers.
Elle ouvre une voie, tenace, vers plus de vie.

Elodie Maurot journaliste à Points de repère.
Réalisation : MEDIANETSYS, Agence Internet une réalisation de l'Agence Web Medianetsys