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Edito de Juillet 2013

C’est la saison des grandes vacances, vacances scolaires fixées par la loi, congés payés pour ceux qui ont un travail salarié, vacances judiciaires pour les tribunaux… Vacances…pierre_willermozLe mot ne résonne pas de la même manière pour tout le monde. A la fin d’une année scolaire, après les examens, les vacances peuvent s’ouvrir dans une ambiance de joie ou de déception… Le mot peut faire rêver d’espace, de voyage, de dépaysement, de repos. Il peut renvoyer aussi à un temps familial de tendresse et de détente. C’est aussi un temps dont certaines personnes profitent pour se ressourcer souvent par des lectures et, pourquoi pas par un temps de retraite ? Mais, pour ceux qui ne peuvent pas partir, pour les personnes isolées, celles qui sont enfermées dans leur chômage, leur maladie ou leur deuil, c’est souvent un temps de plus grande tristesse où la solitude se fait sentir.

 

Sans parler de tous ceux qui, de par le monde, se trouvent frappés par la guerre, la famine, les cataclysmes et les violences de toute sorte ! Peuvent-ils seulement songer aux vacances, quand survivre est leur problème quotidien ? Devant une telle diversité de situations, je me sens bien pauvre pour souhaiter à tous de « bonnes vacances »… Et cependant je crois pouvoir souhaiter à tous et à chacun de faire un bout de chemin vers l’essentiel. La Bible nous dit que tout homme, quel qu’il soit, est créé à l’image de Dieu. Notre foi chrétienne nous assure que les uns et les autres, nous sommes « enfants de Dieu ». Jésus a promis à ses disciples qu’après sa résurrection, grâce au don de l’Esprit, il viendrait avec son Père faire sa demeure en nous (cf. Jn ch.14 v.23-26). Ah ! si nous pouvions dans les semaines qui viennent, prendre un peu de temps dans le silence et la prière pour revenir vers cette source divine qui nous habite et pour lui demander, avec St Thomas More, « de ne pas nous faire trop de soucis pour cette chose encombrante que j’appelle moi ». Cette présence de Dieu n’apportera pas de solution toute faite à nos problèmes, mais elle peut changer notre regard. Nous nous découvrons aimés, pardonnés et tendus vers la Vie véritable. Tous ceux qui nous entourent deviennent aussi nos égaux, sauvés par le Christ et aimés de Dieu. Alors, nous apprendrons en luttant contre notre égoïsme et contre l’injustice, à nous aimer nous-mêmes et à aimer les autres comme le Christ nous a aimés.

Pierre Willermoz