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Edito de Décembre 2014

Amen, oui, viens Seigneur Jésus! Culminant avec la célébration de Noël, le mois de décembre se caractérise d’abord,  pour les chrétiens, par ce temps tout à fait spécial, actif et  joyeux qui, dans le langage liturgique, a pour nom « l’Avent », mot forgé à partir du latin « adventus », « ce qui advient ». Ce temps de quatre semaines a été conçu pour nous préparer à la célébration et à l’actualisation de ce merveilleux – et central – mystère de notre foi : Dieu vient nous rejoindre dans notre humanité. Il est « l’Emmanuel », « Dieu avec nous », celui qui a pris visage humain en la personne de Jésus de Nazareth et qui continue, aujourd’hui, Christ mort et ressuscité, à « prendre chair » en tout(e) homme(femme) qui le confesse, ou dans tout(e) homme(femme).

Ce temps de l’Avent ne se réduit donc pas à n’être « que » mémoire de ce que nous avons déjà reçu. Il n’est pas seulement méditation du don de Jésus-Christ qui nous a été fait. Il est aussi attente de celui dont la présence visible nous manque ; attente du retour dans la gloire du Christ-Seigneur ; attente de l’avènement de son Royaume de justice et de paix. Car nous croyons qu’il va revenir, celui qui a partagé le quotidien de la condition humaine et qui a retrouvé sa place de toujours dans le sein du Père ! Nous croyons que son heure peut survenir à chaque instant, et qu’avant de mourir nous pourrons peut-être assister, sur cette terre, à sa nouvelle venue dans les nuées.
Nous autres chrétiens, en effet, nous restons, avec les Juifs nos frères ainés dans la foi, le peuple de l’attente. Une attente qui est une espérance et une volonté de justice. Nous cultivons l’espérance pour notre monde et pour notre vie, car nous savons trop que, sur notre terre, le Nom de Dieu n’est pas sanctifié comme il devrait l’être. Nous savons trop que son règne n’est pas suffisamment venu et que sa volonté n’est pas assez faite. Et nous attendons justice pour les pauvres, les malades, les écrasés, les exilés, les torturés. Nous attendons la manifestation totale du Seigneur, car nous ne voulons plus des tremblements de terre, des guerres, des enfants qui meurent ou qui sont prostitués, des pauvres qui souffrent de la faim et/ou du froid etc…

Cette attente est prière : « Amen, oui, viens Seigneur Jésus ! » crient les dernières lignes de l’Apocalypse de Jean (Ap 22, 20). Une prière qui ne saurait être que murmure intérieur ou expression collective dans nos églises, mais qui doit aussi nous engager dans les combats du monde.
Le Christ vient. Eh bien, en avant ! En marche !

Christian Delorme

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