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Edito d'Octobre 2016

Notre pèlerinage paroissial du 16 octobre à Fourvière 

En cette Année Jubilaire de la Miséricorde décrétée par le pape François (qui va s'achever le 20 novembre prochain), les paroisses ont été invitées à effectuer différentes démarches, dont un pèlerinage en un des lieux où a été ouverte une « porte sainte ». Le pèlerinage vers un lieu spécialement destiné à accueillir des pèlerins, image du chemin que chacun parcourt lors de son existence, nous dit que la Miséricorde est un but à atteindre. Et le passage par une porte décrétée « sainte » par l'autorité ecclésiale, indique la volonté du pèlerin de se laisser transformer, purifier, convertir.

 Pour des Lyonnais, « monter à Fourvière », gravir – même en bus ! – « la sainte colline » est un réflexe naturel. Tant de générations nous y ont précédés ! Tant de rois et de pauvres, tant de saints et de pécheurs sont allés chercher, au sommet de cette colline surplombant Saône et Rhône, le contact avec la Présence divine et avec la Présence mariale. Dieu, certes, est présent en tout lieu, dans le plus profond du cœur de chacun comme dans l'infini des cieux, mais on peut croire qu'il habite de manière plus intense encore les lieux où des foules se déplacent pour le trouver, pour venir à sa rencontre. De même, la Vierge Marie, entrée dans la gloire de Dieu depuis la fin de son existence terrestre, se rend accessible à toute âme qui l'invoque, quel qu'en soit le lieu, mais on peut croire sans crainte de se tromper, qu'elle se rend davantage présente encore en ces lieux – nombreux à travers le monde – où les gens se pressent pour implorer son secours. N'avons-nous pas suffisamment de témoignages de personnes qui ont trouvé en ces lieux la conversion et la guérison ?

 

Jésus lui-même s'est joint aux pèlerins qui se rendaient de Galilée jusqu'au Temple de Jérusalem, ce temple initialement construit par Salomon, fils de David, puis reconstruit sous l'autorité du roi pourtant païen Hérode le Grand. Le Temple comportait le « Saint des saints », où seul le Grand Prêtre d'Israël avait le droit d'entrer une seule journée dans l'année (pour le Yom Kippour). Là, disait-on, résidait de manière particulière l'Eternel lui-même. Car, nous enseigne la Bible, Dieu aime avoir rendez-vous avec l'homme, et l'existence de lieux spécialement destinés à cet effet, est conforme à sa volonté. Moïse ne s'est-il pas entendu appelé à dresser une tente – la « Tente de la Rencontre » – pour pouvoir y converser directement avec Dieu en certaines occasions, en compagnie souvent de son frère Aaron et de sa sœur Myriam ? Et de nombreux saints ou mystiques – telle la petite Bernadette de Lourdes – ne se sont-ils pas entendus appelés à faire construire une basilique ou une église en un des lieux où ils ont pu vivre une rencontre particulière avec le Seigneur où avec la Vierge ?

Nous irons ensemble, en communauté, sur la Sainte Colline de Lyon, emmenant dans nos prières tous les habitants de Cuire le Haut et de Cuire le Bas, et tous ceux et toutes celles qui peuplent nos cerveaux et nos cœurs. Nous y demanderons pour chacun personnellement la conversion, mais aussi le cadeau d'un surcroît d'énergie pour être, ensemble, de meilleurs témoins de la Miséricorde de Dieu.     

                                                                                                                                                                            Christian Delorme

 

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